Elektra Biennale 2026

Depuis quelques années, les jeux vidéo, et les références qui leur sont associées, occupent une place de plus en plus importante dans l’art contemporain… Une nouvelle génération d’artistes utilise les jeux et les jeux vidéo comme un mode d’expression naturel, mais aussi comme un moyen d’articuler son rapport au passé, à la culture contemporaine et à la société.

Pourtant, il existe une histoire parallèle, ancrée dans les communautés de création de jeux expérimentaux, où ce médium est exploré de manière radicale depuis les années 1980. Ces créateur·ices ont façonné la forme, l’esthétique et les possibilités du médium, élargissant et repoussant les limites du jeu en tant que forme artistique.

La 8e Biennale ELEKTRA rassemble deux trajectoires parallèles d’expérimentation : d’une part, des artistes qui intègrent le jeu dans l’art contemporain, et de l’autre, des créateur·ices issu·es du game design.

F(R)ICTION met en lumière ces trajectoires pour en révéler les priorités et les esthétiques sous-jacentes… L’exposition reflète la diversité des expressions et des perspectives qui ont façonné la création de jeux expérimentaux, en réunissant des créateur·ices de différentes générations, origines et régions du monde.

F(R)ICTION unit deux idées : la rencontre et la puissance de l’imaginaire. La friction naît de la différence, quand des textures distinctes se rencontrent. La friction ralentit les déplacements, mais elle est synonyme d’un mouvement… L’exposition F(R)ICTION ne voit pas la friction comme une résistance, mais comme une condition du mouvement et du changement.

Partant d’œuvres pionnières jusqu’à celles des nouvelles générations qui évoluent entre ces deux champs, l’exposition F(R)ICTION retrace la manière dont ces approches distinctes ont élargi et continuent d’élargir les possibilités du jeu en tant que forme artistique.

rencontres, ateliers, bibliothèque temporaire, expositions, installations…
avec Lynn Hughes, Ida Toft, Matthew Biederman, Baron Lanteigne, Sabrina Ratté, Inhwa Yeom, Alain Thibault, Nathalie Bachand, Alessandro Ludovico, Ayoung Kim, Leo Castañeda, Maize Longboat, Suzanne Treister, Afrane Makof, Anna Anthropy, Mélanie Courtinat, Davey Wreden, Jonathan Coryn, aenl, Kara Stone, Nonsense Arts, Pippin Barr, A.M. Darke, Bernie DeKoven, Jaron Lanier, Medulla Studio, Robert Yang, Studio Oleomingus, Vanny, Lee Wilkins…

> Elektra Biennale 2026, F(R)ICTION : art et jeux
> du 15 octobre au 15 Novembre, Montréal (Québec / Canada)
> https://www.elektramontreal.ca/

Résistances
hacktivisme, détournements et tactiques artistiques à l’ère numérique

Créée en 2018 et organisée par CHRONIQUES – la Biennale des Imaginaires Numériques est le temps fort des arts et cultures numériques de la région Sud – Provence-Alpes-Côte d’Azur.

Depuis 20 ans, les technologies numériques s’immiscent dans chaque interstice de nos existences – de la sphère intime aux dynamiques géopolitiques – les artistes se font les témoins, les observateur·ices critiques, mais aussi les acteur·ices d’une contre-narration nécessaire. Pour son édition 2026, la Biennale des Imaginaires Numériques propose d’interroger les modalités de résistance artistique face aux logiques normatives, extractivistes et oppressives des technologies contemporaines.

Le thème de la résistance, abordé sous l’angle des cultures numériques, ouvre un espace de réflexion pluriel, à la croisée de l’activisme, des tactiques de subversion et des gestes artistiques de désobéissance. Il s’agit d’examiner comment les pratiques numériques – qu’elles soient issues de la performance, de l’installation, du spectacle vivant– peuvent devenir des espaces de lutte symbolique, politique et esthétique.

Le commissariat de cette édition s’articule autour de cinq axes. Le premier s’intéresse à la question des gestes et tactiques de désobéissance développés par les artistes face aux systèmes numériques contemporains. Un deuxième ensemble d’œuvres explore les contre-cartographies contemporaines : mémoires déplacées, récits minorés, territoires fragmentés et identités méditerranéennes y composent d’autres géographies sensibles. Le troisième axe s’intéresse aux langages produits avec la machine et aux stratégies de fabulation capables de résister aux récits dominants.

La Biennale donne également une place centrale aux relations entre technologies, écologie et imaginaires du vivant. Vibrations terrestres, phénomènes géologiques ou fragilité des écosystèmes deviennent ici des formes d’expression politique capables de déplacer les récits anthropocentrés dominants. Enfin, plusieurs expositions ouvrent des perspectives spéculatives face aux imaginaires dystopiques devenus omniprésents. Elles affirment la nécessité de reconstruire des futurs désirables, collectifs et habitables.

Résister, ici, ne signifie pas seulement s’opposer. C’est aussi réinventer des récits, produire d’autres sensibilités et maintenir ouverte la possibilité d’imaginer autrement.

Expositions, Œuvres en espace public, Spectacles, Ateliers, Concerts, Rencontres professionnelles, Marché des Imaginaires Numériques…

avec Étienne Rey, Paolo Cirio, Total Refusal, Modeselektor x Collectif Scale, Jean Paul Fourmentraux (commissaire d’exposition invité), Albertine Meunier, Cécile Babiole & Jean-Marie Boyer, Filipe Vilas-Boas, Julien Prévieux, Agnès de Cayeux, Collectif Coin, Romain Tardy, Parker Heyl, Mawena Yehouessi, InVivo…

> Chroniques, Biennale des Imaginaires Numériques
> du 24 octobre au 17 janvier, Aix-en-Provence, Marseille, Avignon, Arles, Istres, Port de Bouc, Château-le-Rouge…
> https://chroniques-biennale.org/

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Beyond Transition

Les technologies numériques, désormais au cœur des industries culturelles et créatives, sont souvent envisagées comme la promesse du développement des filières. Une réponse idoine pour accompagner le passage d’un modèle à un autre. Mais au fond, de quelle(s) transition(s) parle-t-on ? Quelles transformations le numérique induit-il réellement ?

À l’occasion de l’ouverture de la Biennale des Imaginaires Numériques, le Marché des Imaginaires Numériques (MIN) invite les professionnel·les des Industries Culturelles et Créatives à analyser l’impact des technologies numériques dans la création. À la confluence des approches artistiques, économiques et prospectives, cet événement d’envergure internationale envisage les enjeux et les finalités de ces transformations, afin de renforcer nos moyens d’action.

> Le Marché des Imaginaires Numériques, Beyond Transition
> le 28 octobre, Avignon & Arles
> les 29 et 30 octobre, Aix-en-Provence
> le 31 octobre, Marseille
> https://chroniques-biennale.org/