Archive d’étiquettes pour : exposition

exposition Cécile Babiole

Au travers de cette exposition personnelle, Cécile Babiole présente des pièces, récentes ou plus anciennes, qui détournent les systèmes de signes ; qu’ils soient informatiques, écrits ou oraux.
Ces installations mêlent texte, son, tissage pour mettre en évidence leur dimension algorithmique, répétitive ou cyclique. Analogiques, numériques, artisanales ou électroniques, les œuvres exposées traduisent ces systèmes dans des formes multiples et sensibles…

> Ritournelles, exposition Cécile Babiole
> du 17 septembre au 28 novembre, Centre Culturel Bellegarde, Toulouse
> https://metropole.toulouse.fr/

exposition de l’Observatoire du CNES

Porté par l’Observatoire du CNES, cette exposition est un salon du XXIe siècle. Ce Salon de l’extra-terrestre invite à regarder l’image que les médias, les réseaux sociaux et la culture populaire donnent de l’Espace et la place que cet imaginaire occupe dans nos sociétés.

Réunis autour de cinq notions (l’altérité, le héros, l’exploit, le spirituel, l’éternité), vingt-deux artistes déconstruisent ce récit artificiel de l’aventure spatiale. À travers un ensemble de signes que sont les guides des bonnes manières incluant les non-humains, les récits sur des acteurs méconnus des activités spatiales, les rêves illusoires générés par des actions exceptionnelles, le cortège des vanités engendré par notre rapport au temps ou une approche spirituelle de l’Espace, ce salon propose aux visiteurs une lecture de leur époque, […] et démystifie l’extra-terrestre et les illusions dont il est porteur.

avec Charles-Henry de Pimodan & Mary Sue, Bertrand Dezoteux, Gaspard Maîtrepierre, Élise Parré, Jeanne Susplugas, Mona Cara, Loïc Pantaly, Virginie Yassef, Pat Andrea, Annabelle Guetatra, Paul Gibert, Stephan Goldrajch, Olivain Porry, Jeanne Susplugas, Bertrand Dezoteux, Benoît Géhane, Michel Gouéry, Cédric Hoareau & Vincent Odon, Grégory Chatonsky, Raphaël Dallaporta, Aurélie Pagès, Chloé Silbano…

> Salon de l’extraterrestre
, exposition de l’Observatoire du CNES
> du 25 au 27 septembre, FORMA centre d’exposition, Paris
> https://www.cnes-observatoire.fr/

Invisibles ?

Rendez-vous annuel, l’exposition Panorama permet de découvrir plus de 50 œuvres inédites, dans les domaines de l’image, du son et de la création numérique, réalisées par les artistes du Fresnoy.

La question des invisibles est particulièrement importante aujourd’hui, alors que nos sociétés valorisent de plus en plus la visibilité permanente. Être visible semble devenu une condition d’existence sociale : il faut se montrer, se raconter, se documenter, produire continuellement des traces. Pourtant, à force de tout voir, que regardons-nous ? Pour les artistes, regarder et écouter les invisibles devient ici un acte d’attention, presque de soin. Leurs œuvres s’attachent à ce qui se tient au seuil de la perception : le presque effacé, l’enfoui, dans les terres, dans les âges, l’infiniment petit, le périphérique, le latent, le souterrain, l’oublié… (Annabelle Ténèze, commissaire de l’exposition et directrice du Louvre-Lens)

avec Miguel Abad Manning, Nazi̇f Can Akçalı, Lorena Almario Rojas, Zine Andrieu, Donatien Aubert, Sammy Baloji, Aly Biara, Jules Bourbon, Guillaume Brisson-Darveau, Charles Cadic, Haein Cho, Pauline Delfino, Saro Dessardo & Lory Glenn, Quentin Douchez-Wanscoor, Daniel Duque, Clément Erhardy, Mounir Fatmi, Thomas Ferreira, Filmsaaz, Pedro Geraldo, Nathan Ghali, Julia Rose Gostynski, Amélie Gratias, Boris Grzeszczak, Niclas Hille, Emma Huang, Constantin Jopeck, Étienne Kawczak-Wirz, Eugène L’Homer, Guillaume Lançon, Wafa Lazhari, Lise Lebleux, Ferdinand Ledoux, Marie Losier, Tsu-Wei Lu, Miguel Miceli, Victor Missud, Gabriel Naghmouchi, Patrícia Neves Gomes, Nguyễn Phượng Kiều Anh, Phuong Thao Nguyen, Thomas Pendeliau, Enzo Pernet, François Pisapia, Tiff Rekem, Mélia Roger, Ysé Sorel, Nanut Thanapornrapee, Can Ünlü, Ana Vaz, Gwenola Wagon, Ysana Watanabe, yietnu, Leah Zhang, Aleksandre Zharaya

> Panorama 28, Invisibles ?
> du 11 septembre au 3 janvier, Le Fresnoy, Tourcoing
> https://www.lefresnoy.net/

Zone de travaux / Matières en œuvre / États de chantier

Pensée comme un paysage d’œuvres, l’exposition Zone de travaux / Matières en œuvre / États de chantier déploie le thème en chantier sous une forme collective. Six artistes y présentent chacun·e une proposition — œuvre, dispositif, instrument-installation — reliée par une pièce commune issue de la fabrique partagée : instruments mutualisés, parcours, paysage sonore.

Le public traverse des matières, des sons, des traces et des mécaniques : résonateurs, structures vibrantes, objets détournés, dispositifs jouables. L’exposition met en circulation l’écoute par l’expérience — toucher, activer, produire, transformer — autant d’actions qui révèlent la manière dont un outil, un geste ou une contrainte deviennent forme artistique.

Selon les conditions du lieu, certaines pièces s’activent dans un cadre simple et robuste : règles d’usage visibles, stations de jeu, temps d’activation accompagnés. L’ensemble compose une exposition vivante, où la fabrication reste perceptible : assemblages, réparations, essais, matières, et protocoles de jeu.

exposition collective avec Emmanuel Leduc, Gabriel Vogel, Nathalie Plantin, Romain Papion, Dimitras Kousteridou, Martin Deck-Roussel, Bryan Provencher, collectif Solar Return

> En Chantier, exposition collective
> du 20 et 29 août, Plateforme Intermédia, Nantes
> https://apo33.org/

exposition de Justine Emard

Sculptures, vidéos, installations sonores et lumineuses

Rêves d’astronautes, signaux thermiques provenant de data centers, composants informatiques activés, données préhistoriques, variations de champs magnétiques… Cette exposition de Justine Emard crée un passage entre sphères virtuelles et monde tangible, utilisant l’interaction et le jeu vidéo pour faire dialoguer les créations artistiques.

L’espace d’exposition est baigné dans une installation lumineuse conçue à l’échelle du Lieu Unique. Généré à partir des ondes cérébrales de l’artiste, enregistrées lors d’une nuit d’exploration du sommeil, ce dispositif permet au public de découvrir les œuvres au rythme des signaux biologiques de leur créatrice. En pénétrant dans cet espace mental, le·la visiteur·se s’immerge dans un organisme vivant et changeant, sa perception évolue au gré du parcours, du temps et des imaginaires qui s’y déploient.

> Rêves premiers, exposition de Justine Emard
> du 19 juin au 30 août, Le Lieu Unique, Nantes
> https://www.lelieuunique.com/

Augures & Frémissements – Acte 6

Festival de substrat sonore
anarkhé-exposition, performances, fulgurations, concerts, écoutes…

((((INTERFERENCE_S)))) se fait l’étendard de recherches qui s’auto-différencient, s’auto-éditent et engendrent des ordonnancements erratiques – c’est un festival de l’imprédictible, du décodage, du déséquençage, de l’indétermination à saveur hautement poétique porté par des artistes limier.e.s de réalités enfouies et de sonorités insoupçonnées.

De l’installation visuelle aux créations radiophoniques en passant par des séances d’écoutes, des concerts et des performances, ((((INTERFERENCE_S)))) donne à mesurer la puissante capacité du son à freaktionnaliser la réalité. Le festival contribue à déployer du virtuel dans l’actuel et à amplifier les
possibles.

Au sein de l’espace d’exposition, nombres d’œuvres médiatisent une herméneutique du « faire » et toutes une esthétique de l’indéfinitif. […] Cette édition se voit encore distinguée par un don d’archives du philosophe, théoricien, activiste, artiste, Tetsuo Kogawa – figure incandescente de la radio-art – auteur facétieux de concepts agentifs comme le narrow-casting, plasticien du phénomène de transmission qui a inspiré un projet de radio pirate
qui sera lui dévoilé plus tard…

avec Accou Laposte & Marjolein Guldentops, Alan Affichard, Alexis Bourdon, Alexis Puget, Andrès Navarro Garcia, Basile Richon, Bear Bones, Lay Low, Bertrand Larrieu, Cedrick Mbongo Mbulu, Claire Williams, Cyril Leclerc, Davide Tidoni, Felix Luque Sanchez, François K, Graciela Muñoz Farida, Hugo Livet alias Oiseaux Fantôme, Hugo Vessiller–Fonfreide, Jérôme Grivel, Jorge Haro, Julien Mignot / Warren Ellis, Julien Poidevin, Kinda Hassan / Marie Belorgey, Laszlo Umbreit at Empire Digital, Léonard Pongo / Bear Bones, Lay Low, Lesley Flanigan, Lina Filipovich, Luc Avarguès, Lucian Moriyama, Maryam Tafakory, Maryia Kamarova, Mirja Busch, MNPL, Myrthe Baptist, Octave Courtin, Pedro Olivera, Roxane Métayer, Sarah Hennies, Simon Mahungu, Sonia Saroya, Tetsuo Kogawa, Zachary Epcar / Sally Decker…

> ((((INTERFERENCE_S)))), festival de substrat sonore.
> du 22 mai au 19 août, Centre Wallonie Bruxelles, Paris
> https://cwb.fr/

Burning Blue

Sur de grands panneaux blancs, un rond noir se détache en relation avec d’autres points, plus petits, reliés par des traits. L’ensemble s’affiche comme un mobile figé à un instant « t »… En bas à droite, un tableau donne des indications nominatives et chiffrées sur chacune de ces « figures stellaires »… Cette série d’œuvres réalisées par Vidya-Kélie s’intitule Burning Blue. Ses « astérismes » présentés récemment dans des expositions croisées ou collectives nous ont donné envie d’en savoir un peu plus sur le travail et la démarche de cette artiste transmédia.

Blue book
Ces créations sont comme les pages d’un grand livre d’histoire dont la langue, l’écriture, est basée sur des constellations d’étoiles. Chaque œuvre traduit, fixe, les coordonnées précises des astres par rapport à un moment donné de l’histoire humaine. Une histoire symbolisée par des événements particuliers. : la première transaction Ethereum, la Marche du sel de Gandhi, la première symphonie de Beethoven ou bien encore la consultation astrologique de Catherine de Médicis avec Cosimo Ruggieri… Plus l’événement choisi est lointain, plus les données sont imprécises, plus les archives sont parcellaires. Il faut alors attribuer d’office un lieu, une date et une heure exacts à l’événement, ou accepter que certaines informations restent incomplètes ou incertaines.

À l’occasion de l’exposition Burning Blue _ Étoiles Politiques qui s’est déroulée en avril/mai 2026 à Alexandrie, à l’initiative de l’Institut Français d’Égypte, les alignements stellaires incarnaient la vie de neuf femmes du monde arabe qui se sont illustrées au travers des âges, aussi bien dans le champ politique, scientifique, intellectuelle que culturelle. Pour ce projet, Vidya-Kélie a mis en avant la diva Oum Kalthoum, Malika El Fassi (militante marocaine engagée pour l’émancipation des femmes et la transformation politique et sociale de son pays, elle fut la seule femme signataire du Manifeste de l’indépendance de 1944), Rawya Ateya (égyptienne, elle a été la première femme parlementaire dans le monde arabe), Sameera Moussa (physicienne, pionnière de la recherche nucléaire, morte prématurément dans un accident de voiture qui reste entouré de mystères), Yasmine Belkaid (franco-algérienne, professeure et chercheuse en immunologie, actuelle directrice de l’Institut Pasteur), Hypatie d’Alexandrie (astronome et mathématicienne grecque, c’est aussi une figure méconnue du néoplatonisme incarné par Plotin), Cléopâtre (la divine…), Nabila Aghanim (astrophysicienne et cosmologiste d’origine algérienne, directrice de recherche au CNRS) et Melina Mercouri (actrice et chanteuse grecque, députée et ministre de la Culture dans une deuxième vie).

Blue note
Comme le précise Vidya-Kélie, au travers de ces installations, il s’agit moins de raconter des biographies que d’isoler des points de bascule, une action, une prise de parole, une découverte ou une décision… Ces instants de basculement, de déplacement, sont comme des coupes dans le temps. Ils ne forment pas un récit continu, mais ils rendent visibles des trajectoires et des personnages dont la mémoire est enfouie dans des archives écrites et audio-visuelles. Burning Blue _ Étoiles Politiques est un travail qui s’inscrit dans le cadre d’une réflexion sur le régime du visible et du savoir, du voir et du croire, dans la lignée des réflexions menées par la philosophe et cyberféministe Donna Haraway (cf. The Promises of Monsters, 1992)

C’est un projet qui cherche à rendre visible une réalité qui ne l’est pas immédiatement. Pour cela, Vidya-Kélie utilise l’astronomie qui devient ici une méthode de pensée autant qu’une forme de preuve, à la fois sensible et conceptuelle. Dans le monde scientifique, une hypothèse naît souvent d’une intuition avant d’être validée : il existe toujours un moment où l’invisible précède la reconnaissance du réel. L’invisible structure notre rapport au monde, même lorsqu’il n’est pas encore nommé ou mesuré. Le projet Burning Blue se situe précisément dans cette zone, entre intuition, expérience et construction du savoir, là où ce qui n’est pas encore visible agit déjà.

Blue moon
En dehors des expositions précédentes — à l’Institut Français d’Égypte et à la Plateforme à Paris — et de celle déjà annoncée au Centre d’Art de Tremblay en avril 2027, les autres projets en cours de Vidya-Kélie s’inscrivent également dans la continuité de Burning_Blue. Ils poursuivent notamment le développement d’autres constellations narratives sur de nouveaux territoires, la recherche autour de figures scientifiques et culturelles invisibilisées, ainsi que l’exploration de systèmes génératifs liés à la mémoire et à l’astronomie à travers des formats d’installations immersives et multimédias.

Cette démarche « art / science / média » s’ancre au plus près de l’histoire personnelle de Vidya-Kélie. C’est en quelque sorte la continuité de l’environnement dans lequel elle a grandi ; auprès de sa mère cantatrice et de son père informaticien, docteur en physique et inventeur des premiers systèmes biométriques. Diplômée des Beaux-Arts d’Angers, Vidya-Kélie délaisse rapidement la peinture abstraite de ses débuts pour orienter et articuler tout son travail autour de systèmes de transmission et de mise en relation du réel où différents médiums activent des formes de circulation entre expérience, objet et information.

Screenshot

Blue monday
Cette question apparaît dès 2017 avec We Are Not God III. Une installation construite en participation directe, à partir d’interactions concrètes et d’un protocole d’échange simple où des tasses de café prêtées par des cafés restaurants et habitants deviennent des supports d’activation et de circulation. Cette logique se prolonge ensuite avec SENT (2021). Une série polymorphe dans laquelle l’utilisateur est invité à livrer un message via son smartphone dans un univers digital au graphisme évoquant l’infini et la solitude. Œuvre participative, collaborative et interactive, Hypercodex.org (2022) s’affiche sous la forme d’un moteur de recherche. Le code devient un espace d’écriture et de circulation de messages et de données dans lequel l’œuvre agit comme un relais plutôt qu’un système fermé. Stone Of Trust (2022) — en VF « Pierre de confiance » — est une série de petites sculptures colorées en terre cuite, représentant et intégrant un QR code qui permet l’accès à un contenu mis à jour en temps réel par l’artiste.

Combinant dispositifs physiques, systèmes techniques et expériences perceptives, L.A.M.P. (2022) est une installation reliant deux espaces d’exposition. Placé dans un premier lieu, un capteur de présence traque les mouvements du public qui sont révélés par une lampe UV dans un second lieu. Création un peu à part dans l’univers artistique de Vidya-Kélie, Hope Motion (2022) est une installation vidéo qui entame une sorte de « tango magnétique » avec un puissant aimant néodyme (les vidéos sur écran étant une collection de tutos sur l’utilisation ce type d’aimant). Avec #SunPath (2023), cette logique de circulation d’énergie et de mouvement est transposée dans le monde du flux des échanges sur les réseaux sociaux (mots, photos, etc.). Cette série de sculptures traduit la matérialité de ces trajectoires numériques semblables aux rayons de soleils « digitaux ». Cette installation constellaire affiche sa proximité esthétique avec la série Burning Blue (2025) qui repose également sur un système de code et de bases de données transformant des données astronomiques en protocoles de dessin.

Laurent Diouf

> Vidya-Kélie

La musique dont vous êtes le héros

Cette exposition retrace l’histoire des liens entre musique et jeu vidéo, de l’ère 8 bits aux orchestres symphoniques.

Longtemps limitée à quelques bips fonctionnels, la musique de jeu vidéo – ou VGM pour « Video Game Music » – a grandi avec la technologie, jusqu’à devenir un champ créatif foisonnant, exigeant et inventif. Elle convoque l’orchestre symphonique comme l’électronique la plus expérimentale, explore tous les genres musicaux et incarne une forme singulière : celle d’une musique qui ne se contente pas d’être écoutée mais qui se joue, s’expérimente, se vit. Le joueur devient déclencheur, acteur, musicien.

> Video Games & Music
> du 02 avril au 01 novembre, Philharmonie, Paris
> https://philharmoniedeparis.fr/

L’exposition « Être Machine » d’Antoine Schmitt à la Galerie Charlot, à Paris, nous projette dans un univers parallèle ou futur dans lequel nous ferions société commune avec les machines et leur algorithmes libérés de leur asservissement aux êtres humains et devenues pleinement autonomes et responsables.

Elle nous amène à considérer le point de vue des machines en tant qu’être artificiel plongé dans un milieu peuplé d’autres êtres, les êtres humains. […] L’espace d’exposition devient ainsi un espace de dialogue et de négociation entre entités placées sur un même pied d’égalité, l’endroit d’une rencontre transbiologique, une ouverture à l’altérité.

> exposition personnelle
> du 16 avril au 30 juin, Galerie Charlot, Paris
> https://www.galeriecharlot.com/

IA : illusions des algorithmes

L’exposition « AI – Algorytmy Iluzji » (illusions des algorithmes), qui se déroule jusqu’au 12 juillet au centre culturel Zamek de Poznań en Pologne, invite à examiner l’intelligence artificielle d’un œil critique, en tant que phénomène culturel, politique et artistique, au travers de pièces et installations de Cécile Babiole, Kate Crawford, Weronika Gęsicka, Paweł Janicki, Przemysław Jasielski, Vladan Joler, Jarosław Klupś, Jakub Koźniewski, Agnieszka Kurant, Anna Malinowska, Trevor Paglen, Anna Ridler, RYBN.ORG, Joanna Żylińska

Il n’existe pas une seule forme d' »intelligence artificielle ». Ce terme englobe une variété de systèmes algorithmiques, tels que l’apprentissage automatique, le traitement automatique du langage naturel, les systèmes experts et la vision par ordinateur, qui automatisent la détection, la reconnaissance, la classification, la prédiction, l’analyse et la génération de données.

Le lancement du chatbot génératif GPT-3.5 en 2022, qui a conquis plus d’un million d’utilisateurs en cinq jours, a marqué une avancée majeure dans la conscience collective et a ouvert un nouveau chapitre de la riche histoire de l’IA.

Cependant, l’histoire de l’intelligence artificielle est bien plus longue que celle des grands modèles de langage. Parmi ses figures emblématiques figurent Ada Lovelace et Alan Turing, dont les parcours sont évoqués dans l’exposition. Aujourd’hui, l’intelligence artificielle est au cœur de nombreux débats sociaux, scientifiques et artistiques, alimentant des récits extrêmes où les visions optimistes se confrontent à la puissance des idées pessimistes.

Bien que les systèmes d’IA soient désormais largement disponibles et utilisés, leur utilisation ne s’accompagne pas toujours d’une compréhension de leur fonctionnement, de leur processus de création et de leur nature même. En ce sens, l’intelligence artificielle semble fonctionner dans l’imaginaire collectif comme un chapeau de magicien.

On y dépose quelques ingrédients – commandes, instructions – dans un cylindre noir impénétrable – une application ou un programme – pour entrevoir un véritable « lapin blanc » ou la réponse à une question restée secrète même pour nos proches. C’est pourquoi on parle de la « boîte noire de la technologie », opaque à la vue et à la cognition humaines. Derrière l’illusion qui séduit nos sens se cachent des instructions plus ou moins complexes : des algorithmes.

L’exposition « IA – Illusions des algorithmes » nous invite à lever le voile sur cette boîte et à révéler les illusions du monde numérique à travers l’art contemporain. Nous souhaitons nous inciter à réfléchir aux enjeux sociaux, politiques, économiques et environnementaux de l’intégration de l’IA dans différents domaines de notre vie : l’éducation, le commerce, le travail et, en fin de compte, l’art lui-même.

Nous comprenons les illusions évoquées dans le titre comme les mécanismes plus ou moins occultes de la technologie et les récits qui l’entourent, produits par l’industrie et supervisés par les autorités. L’exposition ne s’intéresse pas à l’intelligence artificielle en tant que technologie en soi, qui fascine et émerveille. Elle se consacre à une réflexion critique sur l’IA comme phénomène culturel et composante d’un ordre social plus vaste.

Un examen attentif des entrailles de la « boîte noire » révèle un enchevêtrement chaotique de câbles, de fils et de puces installés par l’homme et servant des objectifs précis. Ceci nous permet de présenter l’IA non seulement comme une technologie dématérialisée, mais aussi comme une infrastructure matérielle composée de câbles sous-marins, de minéraux extraits de la Terre, de systèmes de transmission et de centres de données.

Comme l’écrit Kate Crawford dans « Atlas of AI: Power, Politics, and the Planetary Costs of Artificial Intelligence », « l’IA n’est ni artificielle ni intelligente, ni abstraite ni autonome. Elle est plutôt incarnée et matérielle, produite à partir de ressources naturelles, de combustibles, de travail humain, d’infrastructures, de logistique, d’histoire et de classification ». Elle fait également partie de l’ordre socio-politique dans lequel nous évoluons.

Mais que signifie être humain dans un monde où l’intelligence artificielle est en constante évolution ? Quels sont les coûts environnementaux de son développement ? Que voient les algorithmes, comment les perçoivent-ils et peut-on leur faire confiance ? Enfin, comment l’IA influence-t-elle l’art et sa réception ? […]

Comme le soutient Joanna Żylińska, le concept d’intelligence artificielle repose précisément sur l’artifice, dont l’origine latine (artificium) signifie bien plus que tromperie et duplicité. Il renvoie à l’art, au savoir-faire et à l’habileté. C’est précisément sur ces aspects que nous nous concentrerons tout au long de l’exposition. […]

Les œuvres présentées dans cette exposition nous guident à travers les thèmes qui dominent le débat actuel sur l’IA, organisés autour de notions telles que « pouvoir », « effort », « connaissance », « liens » et « imagination ». Les « capsules temporelles » qui les accompagnent rassemblent des éléments illustrant les liens étroits entre passé et présent, inscrivant les processus actuels dans une perspective historique plus large…

(curatorial statement)

> Exposition « AI – Algorytmy Iluzji » (Illusions des algorithmes)
> du 21 mars au 12 juillet, Centrum Kultury Zamek, Poznań (Pologne)
> https://ckzamek.pl/

Archive d’étiquettes pour : exposition

Sculptures, vidéos, installations sonores et lumineuses

> Rêves premiers, exposition de Justine Emard
> du 19 juin au 30 août, Le Lieu Unique, Nantes
> https://www.lelieuunique.com/

Cette exposition placée sous le commissariat de Félicie d’Estienne d’Orves & Olivier Schefer, en synergie avec Stéphanie Pécourt, réunit des artistes qui sondent et explorent les champs profonds : des paysages lointains et désertiques aux champs mobiles et instables de particules

avec Ann Veronica Janssens, Charles Ross, Claire Williams, Daniela De Paulis, Edith Dekyndt, Els Vermang, Eva L’Hoest, Evan Roth, Evelina Domnitch & Dmitry Gelfand, Félicie d’Estienne d’Orves, Heinz Mack, Hervé Charles, Ivana Franke, Jacques Perconte, Jean-Pierre Luminet, Joost Rekveld, Magali Daniaux & Cédric Pigot, Marina Gioti, Nancy Holt, Robert Irwin, Semiconductor, Stéphanie Roland…

performances & surgissements le soir du vernissage, le vendredi 23 janvier, avec Evelina Domnitch & Dmitry Gelfand, Germaine Kruip, Nicolas Montgermont, Ronan Masson, RYBN & Marie Constant… + Dj Set : Zombie Zombie (Étienne Jaumet et Cosmic Neman)

> du 23 janvier au 24 mars, Centre Wallonie Bruxelles, Paris
> https://cwb.fr/

expositions, performances, ateliers (entrée libre)

avec Clément Edouard & Pierce Warnecke, Collectif Scale, Marylou, Damien Traversaz, Marshall & Le Sherif

> du 07 au 08 février, Ugine
> https://www.universnumeriquesdugine.fr/

La morphogénèse est un terme utilisé par Goethe en 1790 pour désigner l’ensemble des processus par lesquels des formes organisées émergent de la matière.
Cette dynamique créatrice prend la forme d’une exposition immersive proposée au Théâtre des Amandiers en partenariat avec le Fresnoy – Studio national des arts contemporains.

Images projetées, sculptures, films, animations avec Hicham Berrada, Yue Cheng, Éléonore Geissler, Alain Fleischer, Yosra Mojtahedi, Momoko Seto…

> du 15 janvier au 22 février, Théâtre des Amandiers, Nanterre
> https://nanterre-amandiers.com/

Une exposition-manifeste de l’Observatoire de l’Espace en co-production avec l’Espace de l’Art Concret (Centre d’art contemporain d’intérêt national de Mouans-Sartoux) qui esquisse les conditions conceptuelles d’une création hors de la Terre en proposant un ensemble d’œuvres issues d’une interaction directe avec le milieu spatial (station spatiale, zéro G, ballon stratosphérique…).

avec Renaud Auguste-Dormeuil, Alain Bublex, Arthur Desmoulin, Eduardo Kac, Rob Miles, Élise Parré, Bertrand Rigaux, Smith, Stéphanie Solinas, Stéphane Thidet, Victoire Thierrée…

> du 25 janvier au 03 mai, Espace de l’Art Concret, Mouans-Sartoux
> https://www.espacedelartconcret.fr/

exposition
avec Nick Briz, Émilie Brout & Maxime Marion, Ismaël Joffroy Chandoutis, Arthur Chevalier, Sky Goodman, Jamie Fenton, Aurélien Maignant, Rosa Menkman, OVAL, Kaspar Ravel, Sheglitchr, Sabato Visconti, Clément Valla, Laimonas Zakas, !Mediengruppe Bitnik…

> https://www.lecubegarges.fr/

Programme hors les murs de l’Observatoire de l’Espace; le laboratoire culturel du Cnes

exposition avec Sylvie Bonnot, Germain Marguillard, Benoît Pype, Monster Chetwynd, Johan Decaix, Eduardo Kac, Stéphane Thidet, Victoire Thierrée, Clément Fourment, Gaspard Maîtrepierre, Rob Miles, Julien Prévieux, Véronique Béland, Clara Cimelli, Justine Emard, Loïc Pantaly

> https://www.lafriche.org/

avec Samuel Bianchini, Marie-Pier Boucher, Yiwen Chen, Maria Chekhanovich, Raphaelle Kerbrat, Lauren Knight, Anne-Marie Laflamme, Asa Perlman, Ana Piñeyro, Olivain Porry, Suarjan Prasai, Félix Vaneste, Lee Wilkins, Aline Zara…

> exposition dans le cadre de Némo, Biennale internationale des arts numériques de la Région Île-de-France

> https://canada-culture.org/

> exposition photo de Hugo Deverchère dans le cadre de Némo, Biennale internationale des arts numériques de la Région Île-de-France

avec Donatien Aubert, Anne Bourassé & Mounir Ayache, Tatsuru Arai, Christian Delécluse, Caroline Delétoille, Aurore Young & Céline Boisserie-Lacroix, Bruce Eesly, Thomas Garnier, Riccardo Giovinetto, Libby Heaney, Inook, Ismaël Joffroy Chandoutis, Markos Kay, Marc Lee, Rachel Maclean, Valentine Maurice, NeoConsortium, Obvious, Phygital Studio, Matthieu Poli, Kaspar Ravel, David Rokeby, Andy Thomas, Peter Van Haaften, Michael Montanaro & Garnet Willis, Éric Vernhes, Cecilie Waagner Falkenstrøm, Beatie Wolfe

> exposition dans le cadre de Némo, Biennale internationale des arts numériques de la Région Île-de-France

> https://www.biennalenemo.fr/