//Sabotage
exposition
Au début du XIXe siècle, les travailleur·euses protestaient contre des conditions de travail injustes en travaillant délibérément mal, en ralentissant ou détériorant la production ou encore en mettant les machines hors service. Les travailleur·euses d’aujourd’hui — qu’il s’agisse de manutentionnaires ou d’employé·es de start-up — déploient des tactiques de micro-résistance pour contrer l’intensification du travail dictée par les algorithmes, dénoncer les abus sur le lieu de travail, déjouer les algorithmes et organiser une riposte collective.
Les artistes contemporain·es aussi adoptent le sabotage comme stratégie pour dénoncer et saper les systèmes oppressifs. Comme une forme de résistance créative faisant le lien entre les luttes ouvrières historiques et les combats modernes contre l’exploitation, la marginalisation et les atteintes à la démocratie.
L’exposition invite à réfléchir à des questions urgentes : où se trouvent aujourd’hui les actes créatifs et les « technologies de la déstruction » qui perturbent les mécanismes d’exploitation du capitalisme ? Comment les artistes mobilisent l’inventivité, la fiction et la ruse pour produire une « poésie du dysfonctionnement » ? Et enfin : les machines rejoindront-elles la rébellion ?
commissaire d’exposition Régine Debatty en collaboration avec Total Refusal
avec Younes Baba Ali, Fayçal Baghriche, Gisela Carbajal Rodríguez & Felix Klee, Shannah Legrin, Adrian Melis, Amor Muñoz, Juan Obando & Yoshua Okón, Selma Selman, Maarten Vanden Eynde…
> //Sabotage, exposition
> du 21 octobre au 21 février, iMal, Bruxelles (Belgique)
> https://www.imal.org/fr/events/sabotage






