Biennale des Imaginaires Numériques

Résistances
hacktivisme, détournements et tactiques artistiques à l’ère numérique

Créée en 2018 et organisée par CHRONIQUES – la Biennale des Imaginaires Numériques est le temps fort des arts et cultures numériques de la région Sud – Provence-Alpes-Côte d’Azur.

Depuis 20 ans, les technologies numériques s’immiscent dans chaque interstice de nos existences – de la sphère intime aux dynamiques géopolitiques – les artistes se font les témoins, les observateur·ices critiques, mais aussi les acteur·ices d’une contre-narration nécessaire. Pour son édition 2026, la Biennale des Imaginaires Numériques propose d’interroger les modalités de résistance artistique face aux logiques normatives, extractivistes et oppressives des technologies contemporaines.

Le thème de la résistance, abordé sous l’angle des cultures numériques, ouvre un espace de réflexion pluriel, à la croisée de l’activisme, des tactiques de subversion et des gestes artistiques de désobéissance. Il s’agit d’examiner comment les pratiques numériques – qu’elles soient issues de la performance, de l’installation, du spectacle vivant– peuvent devenir des espaces de lutte symbolique, politique et esthétique.

Le commissariat de cette édition s’articule autour de cinq axes. Le premier s’intéresse à la question des gestes et tactiques de désobéissance développés par les artistes face aux systèmes numériques contemporains. Un deuxième ensemble d’œuvres explore les contre-cartographies contemporaines : mémoires déplacées, récits minorés, territoires fragmentés et identités méditerranéennes y composent d’autres géographies sensibles. Le troisième axe s’intéresse aux langages produits avec la machine et aux stratégies de fabulation capables de résister aux récits dominants.

La Biennale donne également une place centrale aux relations entre technologies, écologie et imaginaires du vivant. Vibrations terrestres, phénomènes géologiques ou fragilité des écosystèmes deviennent ici des formes d’expression politique capables de déplacer les récits anthropocentrés dominants. Enfin, plusieurs expositions ouvrent des perspectives spéculatives face aux imaginaires dystopiques devenus omniprésents. Elles affirment la nécessité de reconstruire des futurs désirables, collectifs et habitables.

Résister, ici, ne signifie pas seulement s’opposer. C’est aussi réinventer des récits, produire d’autres sensibilités et maintenir ouverte la possibilité d’imaginer autrement.

Expositions, Œuvres en espace public, Spectacles, Ateliers, Concerts, Rencontres professionnelles, Marché des Imaginaires Numériques…

avec Étienne Rey, Paolo Cirio, Total Refusal, Modeselektor x Collectif Scale, Jean Paul Fourmentraux (commissaire d’exposition invité), Albertine Meunier, Cécile Babiole & Jean-Marie Boyer, Filipe Vilas-Boas, Julien Prévieux, Agnès de Cayeux, Collectif Coin, Romain Tardy, Parker Heyl, Mawena Yehouessi, InVivo…

> Chroniques, Biennale des Imaginaires Numériques
> du 24 octobre au 17 janvier, Aix-en-Provence, Marseille, Avignon, Arles, Istres, Port de Bouc, Château-le-Rouge…
> https://chroniques-biennale.org/

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