Carnegie Hall’s citywide festival

Un voyage dans le monde de l’afrofuturisme — une esthétique et une pratique en constante expansion — où la musique, les arts visuels, la science-fiction et la technologie se croisent pour imaginer des réalités alternatives et un avenir libéré au travers du prisme des cultures noires.

Durant cette édition 2022 du Carnegie Hall’s citywide festival, l’essence sonore de l’afrofuturisme est célébrée avec du jazz, du funk, du R&B, de l’afrobeat, du hip-hop, de la musique électronique, etc. Au-delà, dans toute la ville de New York, des organisations culturelles présentent une programmation multidisciplinaire qui touche les philosophies et disaporas africaines, la fiction spéculative, la mythologie, la bande dessinée, la physique quantique, la cosmologie, la technologie, etc.

La programmation propose également des projections de films, des expositions et des entretiens avec certains des principaux penseurs et créatifs de l’afrofuturisme. Initiation pour les uns et quête continue pour les autres, ce périple à travers l’espace et le temps va enrichir et revitaliser notre rapport aux nouveaux futurs et aux futurs passés.

Concerts, expositions, films, littérature et rencontres avec DJ Spooky, Flying Lotus, Sun Ra Arkestra feat. Kelsey Lu & Moor Mother, Nicole Mitchell & Angel Bat Dawid, Chimurenga Renaissance & Fatoumata Diawara, Carl Craig Synthesizer Ensemble, Theo Croker

> jusqu’au 10 avril, Carnegie Hall, New-York (États-Unis)
> http://carnegiehall.org/afrofuturism

L’exposition collective, Réseaux-Mondes réunit une soixantaine d’artistes, architectes et designers qui interrogent la place du réseau dans nos sociétés innervées par les réseaux sociaux et la dématérialisation même du réseau. Au cœur des enjeux sociétaux et des mutations artistiques, celui-ci ne cesse de se démultiplier.

Une centaine d’œuvres, des années 1940 à aujourd’hui, sont exposées, dont plusieurs conçues spécialement pour l’exposition : certaines réactivent des réseaux disparus, tel que le Minitel, alors que d’autres sont connectées en temps réel au réseau Internet, aux réseaux de cryptomonnaies, ainsi qu’à des plateformes de réseaux sociaux, comme Twitter.
Cette exposition débute avec les utopies architecturales de l’après-guerre. La notion de « réseau global » se retrouve alors dans les pratiques artistiques autour de la cybernétique, en même temps que surgit la société de l’information. Dans les années 1980, le réseau informatique est devenu le médium artistique avec l’art télématique puis le Net.art, dix ans plus tard : les pratiques artistiques se développent en réseau, dans une dimension politique et ubiquitaire.
Après l’utopie émancipatrice du réseau, les artistes questionnent de manière critique ses effets liés à une société de surveillance, à l’omniprésence des réseaux sociaux et à l’émergence des blockchains, dans une dimension invisible, voire occulte, du réseau.
avec Marie-Sarah Adenis, Alice Anderson, Archigram, Neïl Beloufa, Andrea Branzi, Heath Bunting, Constant (Constant Nieuwenhuys), Simon Denny, Diller Scofidio + Renfro; Elizabeth Diller (Diller Scofidio + Renfro), Laura Kurgan (Columbia Center for Spatial Research) & Robert Gerard Pietrusko (Warning Office), Günther Domenig & Eilfried Huth, Louise Drulhe, Uta Eisenreich, David-Georges Emmerich, EcoLogicStudio (Claudia Pasquero & Marco Poletto), Lars Fredrikson, Yona Friedman; Gjertrud Hals, Sheila Hicks, Isidore Isou, JODI (Joan Heemskerk & Dirk Paesmans), Hella Jongerius, Allan Kaprow, Ugo La Pietra, František Lesak, Mark Lombardi, Giulia Lorusso avec Benjamin Lévy (Ircam), Jill Magid, Leonardo Mosso, Serge Mouille, MVRDV, Trevor Paglen, PAMAL_Group, Julien Prévieux, RYBN. ORG, Tomàs Saraceno, Alan Saret, Nicolas Schöffer, Robert Smithson, DRIFT (Lonneke Gordijn & Ralph Nauta), Studio Formafantasma (Andrea Trimarchi & Simone Farresin), Jenna Sutela, Mika Tajima; Team X, Samuel Tomatis, Katja Trinkwalder & Pia-Marie Stute, Thewrong.org, Richard Vijgen, Addie Wagenknecht, Marcel Wanders, Daniel Widrig, Ulla Wiggen…

> jusqu’au 25 avril, Beaubourg, Paris
> https://www.centrepompidou.fr

37ème Festival International d’Arts Numériques

Observatoire, producteur et diffuseur d’arts hybrides et
numériques, le festival VidéoFormes propose une sélection d’œuvres qui témoignent d’un équilibre sensible entre langage artistique audio-visuel poétique et bases d’inspirations scientifiques, en reflet des événements récents liés à la pandémie qui ont interpellé à la fois public et experts.

Notre rapport à la recherche scientifique et aux développements sociétaux sont désormais fortement impactés par une attente, un questionnement fort des citoyens de notre monde devenu village global. Les œuvres choisies sont en résonance avec ces attentes et questionnements. Elles sont aussi des ouvertures sur des possibles, des utopies basées sur la science et la technologie dans une quête d’un monde meilleur, sensible, si possible plus humain.

Une présentation d’œuvres en réalité virtuelle ainsi que des expositions d’installations numériques se tiendront dans les différents lieux de la manifestation. Les performances audiovisuelles de Franck Vigroux et Kurt d’Haeseleer le vendredi 18 mars et de Iury Lech le samedi 19 mars clôtureront les soirées du festival à la Maison de la culture – Salle Boris Vian. Les expositions se prolongent jusqu’au 3 avril.

> du 17 mars au 03 avril, Clermont-Ferrand
> https://festival2022.videoformes.com/

Arts numériques & musiques électro

En ces temps difficiles, saluons la naissance d’un nouveau festival d’arts numériques tourné vers l’avenir et 100 % gratuit. Organisé et piloté par l’Intercom Bernay Terres de Normandie en partenariat avec la Ville de Bernay et avec le concours de la Maison des Jeunes et de la Culture de Bernay, ce festival propose un éventail de croisements entre le numérique et des disciplines artistiques telles que les arts visuels, la musique électronique, les arts plastiques, le graphisme ou le cinéma.
Au programme, des balades et spectacles projetés en hologramme, des ateliers, un parcours d’exposition conçu par Adrien M & Claire Bet, des œuvres mobiles, génératives et interactives créées par le duo PET.CORP, des projections et du vidéo-mapping, du cinéma d’animation (2D et 3D) issu des studios Miyu, des performances vidéo-graphiques (Jacques Perconte) et chip-tunes (Sidabitball alias Pierre Boquet, Ailadi), des live-sets (Arnaud Rebotini, Joris Delacroix, Verlatour…).

> du 11 au 13 mars, gratuit, Abernay (Normandie)
> https://bernaynormandie.fr/annee-zero-festival-arts-numeriques/

le meilleur du cinéma immersif

La Société des Arts Technologiques (SAT) de Montréal présente la nouvelle édition du SAT Fest. Depuis sa première édition en 2012, le SAT Fest est devenu un rendez-vous incontournable du cinéma immersif, offrant une grande place à l’expérimentation et la créativité artistique. Avec ses sélections éclectiques de courts métrages spécialement conçus pour les dômes, le SAT Fest a nourri l’imagination de milliers de spectateurs et mis en lumière l’univers et la vision créative de plus d’une centaine d’artistes, visuels et sonores, locaux et internationaux.

Pour fêter les 10 ans de la Satosphère, son iconique dôme immersif à 360 degrés, la Société des arts technologiques réinvente le SAT Fest afin de vous offrir une nouvelle formule avec une programmation enrichie. Lors de cette édition exceptionnelle, plus de 40 courts métrages immersifs sélectionnés suite à un appel à participation international seront présentés. Plusieurs invité·e·s se joindront à l’événement pour l’occasion. Un jury constitué d’artistes et de spécialistes de l’immersion décernera plusieurs prix pour les meilleurs films. Un prix du public sera également remis, qui vous permettra de voter pour vos films préférés.

Avec son dôme de 13 métres de hauteur, ses 8 projecteurs vidéo et ses 157 haut-parleurs, la Satosphère place le public au cœur de l’expérience audiovisuelle. La SAT a inauguré la Satosphère en 2011. Premier théâtre immersif dédié à la création artistique et aux activités de visualisation, la Satosphère forme un écran de projection sphérique qui invite à l’exploration de nouveaux territoires conceptuels et sensoriels.

> du 08 au 12 mars, SAT, Montréal (Québec / Montréal)
> https://satfest.sat.qc.ca/

Cinéma & effets spéciaux

Maquettes, objets et costumes échappés de films cultes de science-fiction… On imagine l’émerveillement qui saisit les geeks et les enfants lorsqu’ils découvrent l’exposition Interstellaire au Centre des Arts d’Enghien-les-Bains. 2001 L’Odyssée de l’espace, Starship Troopers, Alien La Resurrection, Rencontres du troisième type, Independance Day, Mars Attack!… Au travers de tous ces artefacts, l’univers du space opera est enfin à portée de main du commun des mortels. Des vaisseaux, casques, combinaisons, armes et quelques compagnons de route des voyageurs intergalactiques sont là, devant nous, en « vrai »…

Mais on aurait tort de restreindre cette exposition à un public ciblé. Ces « reliques » sont de vraies pièces de musée : planifiée jusqu’au début avril, Interstellaire est présentée en collaboration avec le Musée du Cinéma de Lyon. Expert en la matière, le journaliste et documentariste, Alexandre Poncet, en est le co-commissaire avec le CDA. Au-delà de l’événement que constitue une telle « monstration », cette manifestation a aussi pour but de sensibiliser aux métiers de l’ombre du 7e art, dont le rôle est essentiel, en particulier dans les films de science-fiction du pré-numérique, pour que les mondes imaginaires des scénaristes passent dans le réel, soient crédibles (costumiers, prothésistes, concepteurs d’animatroniques, etc.).

Les combinaisons des cosmonautes de ces futurs antérieurs sont plus vraies que nature. On pourrait penser qu’elles ont vraiment été utilisées à l’âge d’or de la conquête spatiale, dans les années 60-70. Ces pièces rescapées de tournages sont de véritables œuvres d’art travaillées jusqu’en dans les moindres détails, pour des apparitions parfois très fugitives. Certaines peuvent même n’être que des objets d’études, pour préparer des plans ou des décors. Ce sont aussi les témoins de techniques aujourd’hui délaissées au profit du numérique. Patinés par le temps, ces objets sont le fruit de personnes comme Rob Legato ; superviseur d’effets spéciaux multi-primé qui a travaillé sur Apollo 13 et Avatar.

Interstellaire : cinéma & effets spéciaux. Exposition jusqu’au 8 avril, entrée libre, Centre des Arts, Enghien-les-Bains
Infos > https://www.cda95.fr/

Une expérience immersive et multisensorielle proposée par Molécule, musicien transdubalistique et chasseur de son, combinée avec les créations visuelles de Dirty Monitor. Un voyage à vivre sous le dôme de la SAT (Société des Arts Technologiques à Montréal) ou « résonnent » les craquements des glaciers, le souffle de la banquise et le silence de la nuit polaire captés par Molécule lors d’une expédition au Groenland, dans un village inuit. Immergé à 360°, pour le son, comme pour les visuels, cette odyssée sensorielle téléporte les auditeurs dans le Grand Nord une quarantaine de minutes.

> du 8 au 26 février, séances à 17h00, 18h30 et 20h00, Société des Arts Technologiques (SAT), Montréal (Québec / Canada)
> https://sat.qc.ca/

Rencontres & Workshops

NØ est un collectif à géométrie variable emmené par Benjamin Gaulon, artiste, chercheur et éducateur, épaulé pour cette série de rencontres et workshops à la Gaîté Lyrique par Dasha Ilina, artiste numérique, et Pauline Briand, journaliste et autrice.

Avec le NØ LAB, leur objectif est de créer une programmation accessible au grand public qui aborde certaines des grandes questions actuelles liées au numérique, comme la surveillance, le monopole des GAFAM, son empreinte écologique, sa matérialité, l’impact des algorithmes sur nos représentations, mais aussi son pouvoir créateur et libérateur. L’approche choisie est à la fois ludique et subversive. L’idée est ici de démystifier la technique et les technologies pour les rendre plus faciles à appréhender et, par là même, à discuter.

Les rencontres du cycle réunissent des universitaires, des artistes, des activistes, et des spécialistes qui s’appuient sur leur expérience, leur recherche, leur activité professionnelle, et leur créativité pour se saisir de ces sujets avec pour objectifs de montrer leur actualité, leurs ramifications politiques, écologiques et culturelles, et la capacité que chacun et chacune peut avoir à s’en emparer.

Certaines de ces thématiques sont déclinées dans le cadre de six ateliers ouverts à une quinzaine de personnes. Ils permettent d’expérimenter autour de ces sujets avec des artistes posant un regard critique sur la place du numérique dans nos vies pour proposer des moyens de se le réapproprier. Les personnes intervenantes sont invitées à faire un pas de côté pour développer une certaine réflexivité sur leurs pratiques du numérique grâce à l’humour, l’émotion et l’expérimentation, pour faire respirer les imaginaires, cultiver l’autonomie et le sens du collectif, et se réapproprier ces relations.

> du 20 janvier au 23 juin 2022, Gaîté Lyrique, Paris.
> https://gaite-lyrique.net/cycle/no-lab

L’instant décisif

Cette exposition qui s’inscrit dans le cadre de Némo, la Biennale internationale des arts numériques de la Région Île-de-France, est produite par le CentQuatre en partenariat avec Elektra (Montréal). Comme son titre l’indique, cet évènement questionne le moment clef où nous opérons des prises de décisions. Numérisation et robotisation obligent, cette « expérience cruciale » est aujourd’hui souvent déléguée aux algorithmes qui pilotent nos machines. Nous vivons donc un « instant décisif » dans l’histoire humaine au regard des choix qui s’offrent à nous pour un développement responsable de l’intelligence artificielle.

Alain Thibault, Dominique Moulon et Catherine Bédard ont sélectionné des œuvres issues de processus décisionnels extirpés de l’invisible pour nous projeter dans un futur immédiat qui nous appartient encore pour un moment… Des installations vidéos et dispositifs robotiques conçus par Baron Lanteigne, Aram Bartholl, Adam Basanta, Véronique Béland, France Cadet, Naomi Cook, Pascal Dombis, Jean Dubois, Marie-Ève Levasseur, Rafael Lozano-Hemmer, Sabrina Ratté, David Spriggs, Maija Tammi, Varvara & Mar

> du 10 décembre 2021 au 15 avril 2022, Centre culturel canadien, Paris
> https://canada-culture.org/event/decision-making/

Mille Plateaux


NonPlusUltraBlack
est installation sonore avec les contributions de John-Robin Bold & Andy Cowling, DMSTFCTN, Lain Iwakura, Thomas Köner, Frédéric Neyrat, Realism Working Group, Achim Szepanski, Simona Zamboli
Dans la lignée des productions de Mille Plateaux et de ses labels satellites (Force Inc., Position Chrome, Communism Records) valorisant les « clicks & cuts » et la culture du glitch, avec ce dispositif présenté à l’espace Synnika à Francfort, l’accent est mis sur le concept d’ultranoir : anonyme, sombre, caché, crypté, opaque, secret

Nous utilisons l’obscurité pour désigner l’extérieur. Et l’extérieur a plusieurs noms : Le bouleversement, le contingent, le vide, le silence, l’inattendu, l’aléatoire, l’effondrement, la catastrophe. Très imprégnés de la pensée de Deleuze, sans se départir d’une vision socio-politique sans concession (NON), Achim Szepanski et ses acolytes refusent la consécration comme la muséification et continuent de défricher de nouveaux territoires, continuent de construire de nouvelles « non-musiques » à l’abri, à l’écart, dans le noir donc : les concepts d’invisibilité s’opposent aux guerres des apparences.

> du 21 novembre au 15 janvier, Synnika, Francfort (Allemagne).
> https://synnika.space/events/nonplusultrablack