Archive d’étiquettes pour : exposition

plus que vivant

Troisième édition pour le festival Open Source Body. Au programme, des rencontres et une exposition sous-titrée cette année Plus que vivant. À l’initiative du medialab Makery, cette manifestation réunit des artistes qui puisent leur inspiration dans le domaine de la santé, des biotechnologies et de la recherche médicale, questionnant ainsi les limites du corps humain et ses rapports, tourmentés, avec son environnement.

Une trentaine d’installations, artefacts et vidéos sont présentés. Dont Tiny Mining de Martin Howse ; première coopérative d’exploitation minière open source engagée dans l’exploitation potentielle de l’intérieur du corps humain vivant, pour en extraire les terres rares et autres ressources minérales

The Blue Flower in the Land of Technology d’Albert García-Alzórriz ; une étude audiovisuelle sur les conséquences esthétiques et politiques de la relation entre le corps humain et les dernières technologies médicales hospitalières

UNBORN0x9 de Shu Lea Cheang & Ewen Chardronnet ; une installation artistique qui s’interroge sur le développement des fœtus dans des utérus artificiels hors du corps (ectogenèse) et sur l’avenir cyborg de la parentalité…

Quorum Sensing : Skin Flora Signal System de Helena Nikonole & Lucy Ojomoko ; un projet qui consiste à développer des modifications génétiques du microbiome de la peau humaine afin de détecter les maladies par l’odorat…

Le festival sera marqué aussi par la performance de Maya Minder & Claudia Stöckli, la présentation du Bestiaire de l’Anthropocène par Disnovation (Nicolas Maigret, Maria Roskowska) et Nicolas Nova, des ateliers, une rencontre avec ORLAN et Marion Laval-Jeantet sur le thème « Quand l’art détourne la normativité médicale », une conférence animée par Ariel Kyrou (« Quand les artistes rencontrent la santé et la recherche biomédicale »)

En partenariat avec Bioart Society (Finlande), Laboratory for Aesthetics and Ecology (Danemark), Waag Future Lab (Pays-Bas), Kersnikova Institute (Slovénie), Open Source Body est co-produit par Art2M/Makery/MCD et la Cité internationale des arts, organisé dans le cadre du programme ART4MED – art meets health and biomedical research et co-financé par le programme Europe Créative de l’Union Européenne.

> du 28 septembre au 22 octobre, Cité internationale des arts, Paris
> https://www.opensourcebody.eu

une exposition conçue avec Fact, à découvrir dans les sous-sols de 180 Studios, qui propose des œuvres immersives, génératives, algorithmiques, 3D, holographiques et interactives de  Ryoichi Kurokawa (Subassemblies), UVA (Topologies, Vanishing Point), Caterina Barbieri & Ruben Spini (Vigil), Lawrence Lek + Kode9, Actual Objects, Gener8ion (Romain Gavras & Surkin), Gaika (Convo 2.2 Complex Confessional), Tundra (Row), NONOTAK (Daydream V.6), Ben Kelly & Scanner (aka Robin Rimbaud) (Columns), object blue & Natalia Podgorska, Weirdcore + Aphex Twin (Subconscious), Hamill Industries & Floating Points (Vortex), Ib Kamara, Ibby Njoya

> du 28 avril au 28 août, 180 The Strand, Londres (Angleterre)
> https://www.180thestrand.com/future-shock
> https://www.factmag.com

for space agriculture

Organisé par Esox Lucius, cette exposition de Valère Costes est programmée dans le cadre de la résidence hors les murs de l’Observatoire de l’Espace, le laboratoire culturel du CNES.
Pour que des voyages spatiaux habités puissent se faire, les scientifiques étudient actuellement la possibilité d’une agriculture spatiale permettant aux équipages de pouvoir se nourrir.
Le projet de Valère Costes consiste à mettre en place une série de dispositifs techniques (mécaniques et électroniques) soumettant une sélection d’espèces de plantes à une sorte d’entraînement.
Les contraintes et péripéties liées à ce type de voyage y sont recréés et/ou extrapolées (force centrifuge, vibrations, accélérations, crash tests, perte de repères directionnels et lumineux…); ironisant ainsi non sans humour et avec poésie sur la volonté de cette nouvelle conquête verticale.
Les plantes s’en trouvent déformées, atrophiées, devant s’adapter à ces conditions de croissance en perpétuel mouvement. Chaque dispositif soumettra une plante à un traitement sur tout le long de sa croissance, une relation étroite semblera s’établir dans les binômes dispositifs techniques/plantes.
L’aboutissement du projet se fait sous forme d’herbiers des espèces testées, révélant leur propension à la résilience (déformation, atrophie, exubérance). Ceux-ci sont associés à un dessin du dispositif ainsi qu’à la description précise des conditions du test.
La conclusion philosophique et symbolique reste ouverte car, si la sérendipité est recherchée, celle-ci appartient aux capacités des plantes à accepter leurs conditions de croissance.

> Esox Lucius / Le quai (294M9), 140 rue de la Gare, 71740 Saint-Maurice-lès-Châteauneuf
> ouverture les mercredis, jeudis et vendredis de 14h à 17h, les samedis et dimanches de 14h à 18h ou sur RDV, jusqu’au 28 août
> https://esoxlucius-art.blogspot.com/

Placée sous le commissariat de Mathieu Vabre, l’exposition Irisations s’inscrit dans un rapprochement entre l’art cinétique, l’art optique et la création contemporaine à l’ère du numérique et participe au renouvellement de ces courants artistiques majeurs du XXe siècle. C’est en quelque sorte la « suite de la suite » de ce que Mathieu Vabre avait proposé pour les 40 ans de la Fondation Vasarely en 2016.

Les œuvres présentées explorent le rayonnement lumineux, son spectre, ses couleurs et le phénomène perceptif. Au fil des installations et dispositifs présentés dans l’exposition, les ondes lumineuses sont reflétées, réfractées, diffractées… laissant entrevoir de multiples arcs-en-ciel.

Ce phénomène d’irisation est recréé mécaniquement dans une « chambre à bulles de savon » par Verena Friedrich (The Long Now). Hernan Zambrano s’amuse aussi avec une bulle de savon qu’il « tisse » grâce à un système de fils de nylon sur lesquels glisse de l’eau savonneuse. Les spectateurs pouvant interagir, jouer avec les fils et modifier ainsi les formes générées (Iris).

Flavien Théry joue sur la décomposition des couleurs, en suscitant la confusion avec un dispositif stroboscopique (Le Blanc n’existe pas) ou en faisant défiler le spectre des couleurs de manière décalée (Les contraires n°2). Romain Tièche se base également sur un défilement sur écran d’une lumière blanche décomposée en couleurs chromatiques primaires (vert, rouge, bleu) (Random Shot Of The Light).

Couleur inexistante qui nait de la superposition du bleu et du rouge, le magenta est extra-spectral comme l’avait démontré Newton en son temps. Une expérience qu’a recréé Alistair McClymont (Magenta).

Lucien Bitaux s’inspire et matérialise des phénomènes de troubles de la vision via des sculptures combinant de multiples prismes (Les Liminaux). Il présente également des gravures photographiques sur plastique. L’angle de vue révèle les couleurs par endroits, selon la découpe préalable et la chaleur dégagée au moment de la gravure sur des filtres polarisants (Les Images Phénoménologiques).

À l’extérieur de l’Espace Gantner, Natalia de Mello a installé des sculptures d’acier recouvertes de peinture holographique iridescente ; en d’autres termes, qui réagit uniquement à la lumière du soleil (Fragments d’arc-en-ciel). Un petit système d’arrosage permet même de recréer un arc-en-ciel.

Adrien Lucca s’est interrogé sur la différence entre lumière naturelle (chaude) et artificielle (froide). En modulant des milliers de diodes électroluminescentes, il a réussi à se rapprocher des variations qu’offre la lumière naturelle de fin du jour (Lampe Ciel 1.2).

> jusqu’au 16 juillet, Espace Multimedia Gantner, Bourogne
> https://www.espacemultimediagantner.cg90.net/

L’ère des médias semblables à la vie

Exposition organisée par le prestigieux ZKM (le Centre d’art et de technologie des médias de Karlsruhe), en collaboration le CDA d’Enghien, BioMedia propose des pièces et dispositifs « bio-mimétiques ». À la différence du bio-art qui œuvre au plus près de l’organique, le bio-mimétique cherche à se rapprocher de la vie par la mécanique, l’électronique et la cybernétique. Sur ce postulat, deux tendances sont proposées au travers de cet événement. L’une sous l’angle des technologies appliquées au domaine de l’environnement sous la forme d’écosystèmes hybrides et l’autre, sous celui des technologies relatives cette fois à l’humain, permettant d’envisager une « évolution artificielle ».

Jake Elwes, CUSP, 2019. Photo: D.R.

Le premier volet présente, notamment, le Supraorganism (2021) de Justine Emard. Une installation évolutive basée sur les mouvements d’un essaim d’abeilles qui fait réagir des sculptures robotiques en verre suspendues comme des mobiles. Jake Elwes joue également avec des données animales, celles d’oiseaux des marais soumises à l’intelligence artificielle, pour tenter un dialogue entre créatures artificielles et naturelles (Cusp, 2021). Anna Dumitriu et Alex May attirent notre attention sur le changement climatique en (re)créant des micro-organismes unicellulaires — ancien et ultime témoignage de vie avant la grande catastrophe — qui baignent dans des récipients en verre nimbés de couleurs hypnotiques (ArchæaBot, 2018-2019). L’installation de Jakob Kusdsk Steensen, Re-Animated (2018-2019) est également nimbée de reflets verts, bleus et violets. Ces paysages virtuels nous immergent dans un écosystème complet, à la fois réaliste et étrange; un peu comme celui de la planète Pandora…

Anna Dumitriu & Alex May, ArchæaBot: a post climate change, post singularity life-form, 2018-2019. Photo: D.R.

Le deuxième « chapitre » met en scène des machines, des robots et des androïdes à l’hyperréalisme troublant. Celui d’Anna Dumitriu et Alex May ressemble encore à une poupée mécanique améliorée, capable de se déplacer et de réagir aux sollicitations du public grâce à des capteurs combinés à des algorithmes (Cyberspecies Proximity Digital Twin, 2020). Les androïdes siliconés de Maija Tammi (One Of Them Is A Human #1, 2017) et de Stephanie Dinkins (Conversation With BINA48, 2014) sont beaucoup plus intrigants. Leur apparence, leur ressemblance poussée étant la source du malaise que l’on ressent en leur présence. Ces deux propositions illustrent la fameuse notion de « vallée dérangeante » avancée par le roboticien japonais Masahiro Mori dès les années 70s.

Jakob Kusdsk Steensen, Re-Animated, 2018-2019. Photo: D.R.

BioMedia — l’ère des médias semblables à la vie, exposition organisée par le ZKM en collaboration le CDA d’Enghien avec Anna Dumitriu, Jake Elwes, Justine Emard, Stephanie Dinkins, Jakob Kudsk Steensen, Alex May, Christian Mio Loclair, Matthew Lutz, Alessia Nigretti, Sascha Pohflepp, Maija Tammi, Jeroen van der Most, Peter van der Putten, Fabien Zocco

> du 13 mai au 8 juillet, Centre Des Arts, Enghien
> https://www.cda95.fr/

Anna Dumitriu & Alex May, Cyberspecies Proximity Digital Twin, 2020. Photo: D.R.

Aurae est une « exposition-expérience » de Sabrina Ratté qui réunie une série d’installations usant de projections vidéo, d’animations, d’impressions, de photogrammétries, de sculptures et de dispositifs spatiaux.

Artiste canadienne basée entre Montréal et Marseille, Sabrina Ratté s’intéresse aux multiples possibilités de l’image numérique, de la vidéo analogique à l’animation 3D en passant par la photographie, l’impression, la sculpture, la réalité virtuelle ou encore l’installation vidéo.

Cette exposition se présente comme un grand ensemble d’architectures immersives et de paysages habités par une matière visuelle en mouvement, interrogeant la séparation physique entre deux réalités.

Ces œuvres sont empreintes de poésie et de science-fiction. Sabrina Ratté propose de redonner du relief aux images, de leur restituer une aura nouvelle à l’ère des technologies, et de les augmenter jusqu’à en faire des “unités d’ambiances” à explorer physiquement.

> du 17 mars au 10 juillet, Gaîté Lyrique, Paris
> https://gaite-lyrique.net/

L’exposition collective, Réseaux-Mondes réunit une soixantaine d’artistes, architectes et designers qui interrogent la place du réseau dans nos sociétés innervées par les réseaux sociaux et la dématérialisation même du réseau. Au cœur des enjeux sociétaux et des mutations artistiques, celui-ci ne cesse de se démultiplier.

Une centaine d’œuvres, des années 1940 à aujourd’hui, sont exposées, dont plusieurs conçues spécialement pour l’exposition : certaines réactivent des réseaux disparus, tel que le Minitel, alors que d’autres sont connectées en temps réel au réseau Internet, aux réseaux de cryptomonnaies, ainsi qu’à des plateformes de réseaux sociaux, comme Twitter.
Cette exposition débute avec les utopies architecturales de l’après-guerre. La notion de « réseau global » se retrouve alors dans les pratiques artistiques autour de la cybernétique, en même temps que surgit la société de l’information. Dans les années 1980, le réseau informatique est devenu le médium artistique avec l’art télématique puis le Net.art, dix ans plus tard : les pratiques artistiques se développent en réseau, dans une dimension politique et ubiquitaire.
Après l’utopie émancipatrice du réseau, les artistes questionnent de manière critique ses effets liés à une société de surveillance, à l’omniprésence des réseaux sociaux et à l’émergence des blockchains, dans une dimension invisible, voire occulte, du réseau.
avec Marie-Sarah Adenis, Alice Anderson, Archigram, Neïl Beloufa, Andrea Branzi, Heath Bunting, Constant (Constant Nieuwenhuys), Simon Denny, Diller Scofidio + Renfro; Elizabeth Diller (Diller Scofidio + Renfro), Laura Kurgan (Columbia Center for Spatial Research) & Robert Gerard Pietrusko (Warning Office), Günther Domenig & Eilfried Huth, Louise Drulhe, Uta Eisenreich, David-Georges Emmerich, EcoLogicStudio (Claudia Pasquero & Marco Poletto), Lars Fredrikson, Yona Friedman; Gjertrud Hals, Sheila Hicks, Isidore Isou, JODI (Joan Heemskerk & Dirk Paesmans), Hella Jongerius, Allan Kaprow, Ugo La Pietra, František Lesak, Mark Lombardi, Giulia Lorusso avec Benjamin Lévy (Ircam), Jill Magid, Leonardo Mosso, Serge Mouille, MVRDV, Trevor Paglen, PAMAL_Group, Julien Prévieux, RYBN. ORG, Tomàs Saraceno, Alan Saret, Nicolas Schöffer, Robert Smithson, DRIFT (Lonneke Gordijn & Ralph Nauta), Studio Formafantasma (Andrea Trimarchi & Simone Farresin), Jenna Sutela, Mika Tajima; Team X, Samuel Tomatis, Katja Trinkwalder & Pia-Marie Stute, Thewrong.org, Richard Vijgen, Addie Wagenknecht, Marcel Wanders, Daniel Widrig, Ulla Wiggen…

> jusqu’au 25 avril, Beaubourg, Paris
> https://www.centrepompidou.fr

Cinéma & effets spéciaux

Maquettes, objets et costumes échappés de films cultes de science-fiction… On imagine l’émerveillement qui saisit les geeks et les enfants lorsqu’ils découvrent l’exposition Interstellaire au Centre des Arts d’Enghien-les-Bains. 2001 L’Odyssée de l’espace, Starship Troopers, Alien La Resurrection, Rencontres du troisième type, Independance Day, Mars Attack!… Au travers de tous ces artefacts, l’univers du space opera est enfin à portée de main du commun des mortels. Des vaisseaux, casques, combinaisons, armes et quelques compagnons de route des voyageurs intergalactiques sont là, devant nous, en « vrai »…

Mais on aurait tort de restreindre cette exposition à un public ciblé. Ces « reliques » sont de vraies pièces de musée : planifiée jusqu’au début avril, Interstellaire est présentée en collaboration avec le Musée du Cinéma de Lyon. Expert en la matière, le journaliste et documentariste, Alexandre Poncet, en est le co-commissaire avec le CDA. Au-delà de l’événement que constitue une telle « monstration », cette manifestation a aussi pour but de sensibiliser aux métiers de l’ombre du 7e art, dont le rôle est essentiel, en particulier dans les films de science-fiction du pré-numérique, pour que les mondes imaginaires des scénaristes passent dans le réel, soient crédibles (costumiers, prothésistes, concepteurs d’animatroniques, etc.).

Les combinaisons des cosmonautes de ces futurs antérieurs sont plus vraies que nature. On pourrait penser qu’elles ont vraiment été utilisées à l’âge d’or de la conquête spatiale, dans les années 60-70. Ces pièces rescapées de tournages sont de véritables œuvres d’art travaillées jusqu’en dans les moindres détails, pour des apparitions parfois très fugitives. Certaines peuvent même n’être que des objets d’études, pour préparer des plans ou des décors. Ce sont aussi les témoins de techniques aujourd’hui délaissées au profit du numérique. Patinés par le temps, ces objets sont le fruit de personnes comme Rob Legato ; superviseur d’effets spéciaux multi-primé qui a travaillé sur Apollo 13 et Avatar.

Interstellaire : cinéma & effets spéciaux. Exposition jusqu’au 8 avril, entrée libre, Centre des Arts, Enghien-les-Bains
Infos > https://www.cda95.fr/

L’instant décisif

Cette exposition qui s’inscrit dans le cadre de Némo, la Biennale internationale des arts numériques de la Région Île-de-France, est produite par le CentQuatre en partenariat avec Elektra (Montréal). Comme son titre l’indique, cet évènement questionne le moment clef où nous opérons des prises de décisions. Numérisation et robotisation obligent, cette « expérience cruciale » est aujourd’hui souvent déléguée aux algorithmes qui pilotent nos machines. Nous vivons donc un « instant décisif » dans l’histoire humaine au regard des choix qui s’offrent à nous pour un développement responsable de l’intelligence artificielle.

Alain Thibault, Dominique Moulon et Catherine Bédard ont sélectionné des œuvres issues de processus décisionnels extirpés de l’invisible pour nous projeter dans un futur immédiat qui nous appartient encore pour un moment… Des installations vidéos et dispositifs robotiques conçus par Baron Lanteigne, Aram Bartholl, Adam Basanta, Véronique Béland, France Cadet, Naomi Cook, Pascal Dombis, Jean Dubois, Marie-Ève Levasseur, Rafael Lozano-Hemmer, Sabrina Ratté, David Spriggs, Maija Tammi, Varvara & Mar

> du 10 décembre 2021 au 15 avril 2022, Centre culturel canadien, Paris
> https://canada-culture.org/event/decision-making/

5e Biennale Internationale d’Art Numérique

Reportée comme de nombreuses manifestations pour cause de crise sanitaire, la Biennale Internationale d’Art Numérique (BIAN) organisée par Elektra se déroule finalement cet hiver à l’Arsenal, centre d’art contemporain à Montréal.

Après une précédente édition dédiée à l’art fait par les machines pour les machines (Automata), cette cinquième version intitulée Metamorphosis est consacrée au changement et aux transformations individuelles et sociétales.

Cette thématique fait référence au Livre des transformations, le Classique des Changements (I Ching) ; en « pariant » sur le fait que le changement constant que nous observons aujourd’hui nous permet d’élargir notre compréhension de la relation entre humanité, nature et technologie.

Initiée par DooEun Choi et Alain Thibault (Elektra), les commissaires de cette exposition, l’illustration de ce pari pascalien s’incarne au travers des oeuvres de Refik Anadol, Michel de Broin, Cadie Desbiens-Desmeules, Justine Emard, Exonemo, Daniel Iregui, Herman Kolgen, Ryoichi Kurokawa, Ahreum Lee, Lu Yang, Louis-Philippe Rondeau, Oli Sorenson, David Spriggs, Samuel St-Aubin, Bill Vorn

> du 19 novembre 2021 au 16 janvier 2022, Arsenal, Montréal (Québec / Canada)
> https://www.elektramontreal.ca/biennale2021